28 septembre
Si j'étais Louis XVI ecrivant son journal un certain 14 juillet 1789 j'écrirais "rien".
Mais comme je commence à savoir causer même quand j'ai rien à dire, j'ecris quand même un peu.
Ainsi "il" ne se présentera pas à la candidature. Il a probablement raison et certainement peur de se prendre une veste de la part des militants de son parti qui s'apprètent (un peu comme les papillons de nuit) à se jeter corps et âme dans la lumière des projecteurs qui éclairent Ségolène. Jospin est un honnête homme. Pas d'histoire politico judiciaire qui traine ça et là, pas de faux electeurs, pas de valises de billets, de frais de bouche, de fonds spéciaux.... Mais pas de charisme et un espace laissé trop longtemps inoccupé pour espérer retrouver, encore chaude et libre, la place qu'il avait laissée vide un certain 21 avril 2002...
Triste date que ce 21 avril n'est ce pas ? Tremblement de terre, séisme politique diront les journalistes... tout le monde se présentant la mine contrite devant les caméras pour se lamenter de la présence de lepen au 2eme tour. Le Président lui même se drapant dans son rôle de garant des valeurs républicaines... et se faisant réélire avec 82% des voix après un septenat minable. Trêve de connerie. Je prétend moi que tout a été fait pour que lepen soit présent face à Chirac. Le discours de Chirac un certain 14 juillet en 2001 sur l'insécurité, la campagne municipale qui a suivi sur l'insécurité s'est révélée payante pour la droite. Et puis Pasqua, candidat qui n'a pu obtenir les signatures. Un ancien ministre de l'intérieur homme de réseaux par excellence, alors président du conseil général des hauts de seine, ne trouve pas de signatures ? Son absence tombait bien et permettait à lepen de récupérer son electorat, de passer au deuxieme tour et d'assurer la victoire de chirac. Curieusement, Pasqua qui trimballait derrière lui autant de casseroles que de juges d'instuction se retrouve sénateur et intouchable juridiquement...
Aux grands hommes la Patrie reconnaissante...