11 Juillet.
Bon...
Lors de mon dernier billet, je relatais une dispute (une de plus) avec ma femme... Après une accalmie passagère une nouvelle réplique a ébranlé les fondations déjà fragilisées de notre existence commune...
Persuadée que son fils lui faisait la gueule et probablement que j'étais à l'origine de ce comportement, ma femme a re-craqué, montant dans sa chambre et menaçant d'en redescendre plus brutalement, par un autre chemin, si possible après avoir vidé un tube de lexomil. Je la laisse monter, ne sachant pas trop que dire.
J'imagine l'horrible scène, la fenêtre qui s'ouvre, le corps qui bascule dans le vide, traverse la verrière de la véranda et s'écrase sur la table où sont réunis les enfants qui jouent aux cartes...
Je me décide à monter dans sa chambre en demandant à mes enfants de m'accompagner car leur comportement semble être à l'origine de cette poussée d'angoisse et de déprime. Je les enferme tous les trois dans la chambre leur sommant de se parler, de se dire ce qui ne va pas entre eux, de briser la glace...
Je redescend, en proie à une agitation croissante, je remonte dans la chambre, constate que rien ne se fait, que ma femme est prostrée sur son lit refusant de parler à ses enfants, que ceux ci sont immobiles, plantés devant elle. Je commence à perdre le contrôle de mes nerfs (mais je l'ai déjà perdu depuis longtemps), j'ouvre la fenêtre de la chambre, empoigne ma femme et lui montre le vide dans lequel elle menaçait de se jeter un instant plus tôt au risque de l'y précipiter.
Je me reprend, referme la fenêtre... On finit par discuter tous les quatre. La discussion va durer au moins une heure... on va finir par se dire des choses qu'on ne se disait plus depuis des années, on évoque même l'idée d'une séparation sans pouvoir s'y résoudre. On passera avec ma femme une partie de la fin de la soirée blottis l'un contre l'autre, regrettant le temps où "ça allait" entre nous, se promettant chacun de faire un effort, de respecter l'avis des autres, de faire davantage de choses ensemble, de recoller les morceaux voire de se retrouver sur le plan sexuel...
Surtout ne pas brusquer, ne pas forcer...
J'écris cet épisode de notre vie familiale qui aurait pu très mal tourner prés d'une semaine après qu'il se soit produit, avec une certaine honte d'étaler sur ce blog un moment aussi pénible et aussi intime entre d'autres articles plus légers.
Je ne le fais pas par exhibitionnisme mais parce que j'en éprouve le besoin... aujourd'hui, avec le recul je revois cet épisode avec effroi tant il est vrai que ce genre de situation peut dégénérer...