Beau et chaud
Parti vendredi dans l'Indre sous la pluie, je suis rentré dans l'après midi sous un soleil de plomb. La voiture était remplie d'objets qui restaient dans mon ancien domicile berrichon, celui la même qui, sauf catastrophe de dernière minute, sera vendu à la fin du mois.
J'ai donc passé 2 jours et 2 nuits dans cette maison vide pour y faire un brin de ménage, transporter à la déchetterie ce qui restait à jeter, et faire un tour dans le jardin rendu méconnaissable par la végétation qui y avait repris tous ses droits.
Contrairement à ce que je craignais, je n'ai pas ressenti de tristesse particulière en déambulant dans ces pièces désertes et résonnantes, je n'ai pas réprimé de sanglot en glissant dans la boîte aux lettres les clefs de la porte et en quittant probablement pour toujours cette ville ou j'ai vécu et travaillé plus de quinze ans, ou mes enfants ont grandi depuis la maternelle jusqu'au lycée.
Je dois devenir insensible...